Cet article abordera la question des synonymes, c'est-à-dire la manière dont la marque identifie le produit. Cela peut paraître rhétorique, mais rares sont les marques qui, dans l'histoire, ont été aussi étroitement associées au synthétiseur, et Moog en est incontestablement la référence. IK Multimedia en est bien consciente et, sur un marché où les concurrents rivalisent d'ingéniosité en matière de recherche sonore, réelle ou imaginaire, elle a misé sur une évidence : une vaste collection d'échantillons provenant du plus célèbre fabricant de synthétiseurs et le puissant moteur SampleTank. C'est ainsi qu'est né le premier ROMpler dédié à Moog, et peut-être le plus complet.
Exemples et simulations
Il y a une chose dont nous nous réjouissons en écrivant cet article : nous n’aurons pas à nous lancer dans la diatribe épuisante qui est généralement associée aux synthétiseurs virtuels disponibles dans le commerce qui simulent les produits Moog (Fig.1(Arturia, Minimonsta et plusieurs autres marques moins connues) sur la fidélité de l'émulation à l'original. Ici, nous sommes face à l'original. En effet, les échantillons proviennent directement de 16 synthétiseurs Moog et aucune tentative de reproduction des circuits internes n'est effectuée. Par conséquent, toute évaluation du réalisme du timbre est inappropriée.
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Il convient toutefois de noter que l'échantillon est une forme statique, « cristallisée », du son d'un synthétiseur : autrement dit, il offre l'image d'un seul instant de son existence, ce qui, notamment en présence de synthétiseurs analogiques, constitue une limitation indéniable. Une autre limitation tient au fait que les échantillons, en tant qu'image statique, ne contiennent aucune information sur la dynamique du timbre, ni aucune possibilité d'interaction liée au fameux filtre Moog, qui a fait l'objet de nombreuses imitations. Le timbre, en revanche, est bien celui produit par la machine originale. Avec SampleMoog, nous disposons d'une palette sonore de 4 Go d'échantillons comprenant 14 instruments (Fig.2), presque tous conçus entre 1970 et 1982, notamment le MiniMoog Model D, le ModularMoog55, le PolyMoog, ainsi que le Taurus1, le Prodigy, le Vocoder, le Concertmate MG-1, le Rogue, le Source et le MemoryMoog. On y trouve pratiquement tous les instruments produits par cette prestigieuse marque qui a caractérisé et révolutionné les productions musicales de ces années-là, influençant tous les genres, du rock de Keith Emerson (Fig.3Des sonorités funky de George Benson et George Duke à la fusion de Chick Corea, ce VSTi offre une palette sonore très large. Son moteur comprend 2 LFO, 2 générateurs d'enveloppe, 2 oscillateurs, ainsi que des contrôles de fréquence de coupure et de résonance. L'ensemble est d'une qualité exceptionnelle et fait de ce VSTi un outil complet.
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Notes historiques
Quand on évoque les origines du Moog, ou plutôt ses premières utilisations, impossible de ne pas mentionner Wendy (Walter) Carlos et son album « Switched-on Bach », ainsi que le très célèbre « Popcorn ». Puis, dans les années 1970, des artistes du calibre de Stevie Wonder, Keith Emerson, Jan Hammer, Tangerine Dreams et le groupe de synthétiseur par excellence, le légendaire Kraftwerk, s'y intègrent. La liste serait interminable, tant presque tous les groupes ont, à un moment ou un autre, utilisé le Moog dans leur musique. Pour les lecteurs assidus, nous renvoyons à… Wikipédia et la page dédiée correspondante.
l'interface
SampleMoog est livré avec l'interface SampleTank modifiée en conséquence (Fig.4SampleTank, le sampler de la société basée à Modène, arbore un design résolument vintage, mais ses fonctionnalités sont identiques à celles de la version complète. Et c'est là que ça devient intéressant : malgré quelques limitations, comme l'absence de streaming disque ou de Round Robin, SampleTank est un produit solide capable de traiter efficacement des échantillons de base. Filtres, modulations, LFO, enveloppes et une section d'effets particulièrement puissante offrent des possibilités sonores infinies, surtout combinées aux 1 700 sons inclus dans le ROMpler : de quoi donner le tournis ! Le design utilise, il faut l'avouer, une palette de couleurs peu lisible, avec deux nuances de rouge rappelant les anciens écrans. Un choix moins stylisé, mais plus efficace, aurait sans doute été préférable. Autre petit défaut : impossible de faire défiler les échantillons avec les flèches ; la sélection et le chargement se font exclusivement à la souris.
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Les synthétiseurs utilisés et le son
Comme mentionné ci-dessus, le SampleMoog propose des échantillons provenant de pas moins de 16 synthétiseurs, du MiniMoog au récent Little Phatty (Fig.5), en passant par le PolyMoog, le Modular Moog et bien d'autres produits à succès. Dès le chargement des échantillons, la première impression est celle d'un bon choix de réglages de volume et d'égalisation. Le son est suffisamment présent pour nous éviter de devoir travailler sur les canaux (ce qui est trop souvent le cas avec d'autres produits) et riche en fréquences. Nous l'affirmons avec une certaine satisfaction, d'autant plus que le SampleTank n'est pas réputé pour sa puissance sonore et que, plus d'une fois, nous avons trouvé les sons programmés et joués par ce sampler un peu ternes. Le choix des échantillons, cette fois-ci, est à notre avis très réussi, alternant sons classiques et « patches » plus utilisables même dans des contextes non « vintage », comme la dance moderne, la trance et la house. Outre les nombreux « multisamples », regroupés en « presets », le SampleMoog est livré avec un bon ensemble de « Combis », c'est-à-dire des combinaisons de presets (jusqu'à 16) traitées par la section d'effets. En d'autres termes, imaginez avoir 1700 échantillons à combiner à volonté dans les 16 emplacements disponibles, pour comprendre le potentiel d'un seul Combi. Ceux proposés par défaut sont bien faits, même s'ils n'excellent pas en matière d'imagination, mais en général, on peut s'attendre à ce que la communauté d'utilisateurs produise de nombreux ajouts à l'avenir, comme ce fut le cas, par exemple, avec SonicSynth 2 (Fig.6).
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Les multisamples contiennent des sons qui passent par le filtre interne du synthétiseur, avec différents niveaux d'ouverture. Pour vous donner une idée, le processus de sélection a tenté de fournir des échantillons avec des fréquences de coupure à différentes positions, allant de très claires à très foncées. Logiquement, les sons échantillonnés avec le filtre fermé ne seront pas traités par un filtre SampleTank. En effet, s'agissant d'une synthèse soustractive, le filtre fermé a déjà soustrait une partie du spectre de fréquences, qui n'est plus récupérable. Il est donc inutile de la réduire davantage. En revanche, avec les sons dont le filtre est ouvert, il est possible d'appliquer le filtre passe-bas (LPF) de SampleTank et de l'expérimenter pour créer des effets de montée en puissance, etc. Nous en profitons pour critiquer IK Multimedia pour sa gestion, pour le moins complexe, de l'assignation des contrôleurs externes aux potentiomètres, une opération qui nécessite l'utilisation de plusieurs écrans et de nombreux mouvements de souris. Dans ce contexte, on ne peut expliquer pourquoi un mappage classique n'a pas été prévu, au moins pour les filtres passe-bas (avec le contrôleur numéro 74 attribué à la fréquence de coupure), afin de permettre à l'utilisateur de jouer avec le filtre dès le chargement du son. Pour pallier ce manque, les mappages « Macro » s'avèrent utiles : les potentiomètres de la section dédiée sont assignés à des contrôleurs fixes, permettant ainsi de contrôler la fréquence de coupure et la résonance. Il convient toutefois de noter que des numéros de contrôleur habituellement non attribués aux filtres sont utilisés, ce qui pourrait nécessiter une reprogrammation des contrôleurs matériels si ces derniers, comme c'est souvent le cas chez le fabricant, sont mappés par défaut sur CC74 (fréquence de coupure) et CC71 (résonance). Pour contourner cet inconvénient, il peut être judicieux d'insérer un filtre externe (tel que le remarquable FabFilter Volcano). Fig.7) et la laisser fixe (et cartographiée) pendant toute la durée de l'exploration.
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La section des effets
Le lecteur SampleTank, même dans sa version SampleMoog, propose une palette d'effets vraiment intéressante. Il y en a pour tous les goûts : modulation, chorus, phaser, flanger, distorsion, simulateur de baffle, bit crusher, rotary et bien d'autres. Franchement, ils sont tous d'excellente facture. Les effets peuvent être combinés par groupes de quatre par instrument (jusqu'à 16 instruments peuvent être chargés dans les combos, assignables à 16 canaux MIDI). Si vous possédez le SampleTank, vous pouvez également utiliser les canaux Send et Master avec des effets supplémentaires. Même les utilisateurs les moins expérimentés en traitement audio peuvent s'amuser à appliquer des combinaisons d'effets aléatoires aux nombreux sons SampleMoog. De plus, la nature souvent linéaire des sons (composés principalement d'oscillateurs, de filtres et de peu d'autres éléments) se prête très bien au traitement. Il est appréciable de constater que SampleTank est pratiquement transparent pour le processeur, ce qui permet de charger de nombreux sons sans solliciter excessivement les ressources de votre ordinateur. De plus, si vous possédez la version complète de SampleTank 2.5, vous pourrez utiliser la bibliothèque SampleMoog combinée, par exemple, avec celle de SampleTron, Sonic Synth 2, les nombreux « achats groupés » de Dave Kerzner (mécène de Sonik Reality) ou même la Miroslav Philharmonik (Fig.8Tout cela pour créer des multi-hybrides « monstrueux » qui promettent d'être amusants et de produire d'excellents effets sonores : une possibilité que je recommande d'explorer, un véritable atout pour les passionnés de technologie et les utilisateurs occasionnels en quête d'expérimentation. Concernant les machines utilisées lors du test, deux stations de travail PC aux configurations similaires, mais dotées d'interfaces audio/MIDI différentes, ont été employées. Voici la liste : processeur Pentium 4 à 3,6 GHz ; 2 Go de RAM ; disque dur 7 200 tr/min avec 16 Mo de cache ; système d'exploitation Windows XP ; cartes son : RME Fireface 800, Echo AudioFire 4 ; moniteurs : ADAM P11A, KRK VXT 6, Dynaudio BM15 ; séquenceur : Cubase 4.5, Sonar 7 ; contrôleur externe : Novation ReMOTE SL 61, CME VX70.
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Configuration requise : Microsoft Windows
Le minimum: Pentium 1 GHz / Athlon XP 1.33 GHz ; 512 Mo de RAM ; Windows XP / Vista ou version ultérieure. Formats pris en charge : VST, RTAS.
Recommandé: Pentium 2.4 GHz / Athlon XP 2,4 GHz, 1 Go de RAM
Configuration requise : APPLE MAC INTEL
Le minimum: Processeur Intel Core Solo 1.5 GHz ; 512 Mo de RAM ; Mac OSX 10.4.4 ou version ultérieure. Formats pris en charge : VST, Audio Units, RTAS.
Recommandé: Processeur Intel Core Duo 1.66 GHz ; 1 Go de RAM
Conclusions
Nous devons dire que, globalement, nous avons été très impressionnés par la banque de sons proposée. La sélection est impressionnante et les timbres sont riches. Pour donner une idée générale aux néophytes, nous définirions SampleMoog comme un outil pour arrangeurs de musique électronique. En effet, contrairement à de nombreux produits du marché, le logiciel ne propose pas de « patches » élaborés avec modulation/séquençage pouvant fonctionner en autonomie pendant des minutes grâce à une quelconque prouesse algorithmique. Rien de tout cela. Pour tirer le meilleur parti de SampleMoog, il faut se mettre à la place des arrangeurs qui utilisent ces sons depuis des années dans des tubes planétaires et arranger les parties pour exploiter leur sonorité magique, tout en laissant la musique apporter les modulations et les indications. En bref, si vous pensez qu'« un clic et voilà, un morceau fini », passez votre chemin. Si vous aimez arranger de la musique électronique, quel que soit le style, nous le recommandons sans hésiter, ne serait-ce que pour sa valeur historique et l'exhaustivité de son offre. Vous trouverez ci-dessous quelques démos audio créées par Mistheria, qui nous a également aimablement accordé l'opportunité de publier un extrait de son « Thème de MY DEAR CHOPIN » que vous pouvez entendre dans le premier morceau « Led Lead ».
Pro
On peut sans hésiter souligner la puissance sonore, les modulations et les effets offerts par SampleTank. La possibilité de créer de nouveaux multis ouvre des perspectives inédites aux passionnés désireux de mélanger des sonorités d'époques différentes au sein d'un même patch. Plaisir garanti !
Contre
Le problème le plus important réside dans l'absence de configuration initiale des filtres et la complexité de la procédure d'attribution, particulièrement lorsqu'il s'agit de l'appliquer aux plus de 1 700 sons inclus. Nous encourageons vivement IK Multimedia à fournir, éventuellement en téléchargement, une version mise à jour de la bibliothèque, avec la configuration déjà effectuée au moins pour le filtre 1. Un affichage à contraste plus élevé et une navigation par flèches seraient également appréciables, mais restent des améliorations mineures.
Extra
N'oublions pas que ces synthétiseurs étaient joués avec des techniques particulières, car ils étaient mono et enregistrés sur des périphériques analogiques externes. L'écoute de morceaux de cette époque est fortement recommandée pour trouver l'inspiration et des idées sur la meilleure façon d'utiliser ces sonorités. Nous vous suggérons également de « réchauder » le mixage pour lui donner un son plus analogique, en utilisant l'un des nombreux plugins, effets de chaleur et de distorsion disponibles.
Antonio Campeglia
Dans cet article, nous aborderons la question des alias, c'est-à-dire la manière dont une marque identifie un produit. Si cela peut paraître rhétorique, rares sont les marques qui, dans l'histoire, ont été associées à la même conception du synthétiseur, et Moog en est incontestablement la référence. Chez IK Multimedia, nous le savons bien. Ainsi, sur un marché où la concurrence est féroce en matière de recherche sonore, nous avons opté pour une solution évidente : une vaste collection d'échantillons du fabricant de synthétiseurs le plus populaire, associée au moteur performant de SampleTank. Le résultat ? Le premier ROMpler dédié à Moog, et sans doute le plus complet.
Exemples et simulations
En rédigeant cet article, une chose nous réjouit : nous n'aurons pas à subir la même vieille diatribe épuisante qui est généralement associée aux synthétiseurs virtuels en vente qui émulent les produits Moog.Image 1(Arturia, Minimonsta et plusieurs autres produits mineurs), concernant la fidélité de l'émulation à l'original. Nous sommes ici face à l'original. En effet, les échantillons proviennent directement de 16 synthétiseurs Moog ; inutile de tenter de reproduire le circuit interne. Dès lors, toute considération sur le réalisme du timbre serait superflue. Il faut toutefois préciser que l'échantillon est une forme statique, « cristallisée » par le son d'un synthétiseur, c'est-à-dire qu'il offre une image figée à un instant précis, ce qui, surtout avec les synthétiseurs analogiques, constitue une limite indéniable. L'autre limite tient au fait que les échantillons, en tant qu'images statiques, ne véhiculent aucune information dynamique du timbre ni aucune possibilité d'interaction avec le fameux filtre Moog, qui peut se targuer de nombreuses tentatives d'imitation. Mais le timbre est indéniablement celui du moteur original. SampleMoog propose une palette sonore de 4 gigaoctets comprenant 14 instruments (Image 2), presque tous ceux conçus entre 1970 et 1982, tels que le MiniMoog Model D, le ModularMoog55, le PolyMoog, le Taurus1, le Prodigy, le Vocoder, le Concertmate MG-1, le Rogue, le Source et le MemoryMoog. Techniquement, on retrouve tous les instruments produits par cette marque qui a marqué et révolutionné la production musicale de l'époque, influençant un peu tous les genres, du rock de Keith Emerson (Image 3Du funk de George Benson et George Duke à la fusion de Chick Corea, le tout intégré dans un moteur comprenant 2 LFO, 2 générateurs d'enveloppe, 2 oscillateurs, des filtres coupe-bande et de résonance : une base solide pour ce VSTi.
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notions historiques
Si l'on parle des origines du Moog, ou plutôt de ses premières utilisations, impossible d'oublier Wendy (Walter) Carlos et son disque « Switched on Bach », ainsi que le célèbre « Pop Corn », pour arriver directement aux années 70 avec des artistes comme Stevie Wonder, Keith Emerson, Jan Hammer, Tangerine Dream et le groupe le plus emblématique du synthétiseur, le légendaire Kraftwerk. Dresser une liste exhaustive serait fastidieux, car tôt ou tard, presque tous les groupes ont utilisé une touche de Moog dans leur production musicale. Pour les lecteurs avertis, nous renvoyons le lecteur à Wikipédia et sa page dédiée. L'interface : SampleMoog présente une interface SampleTank adaptée.Image 4SampleTank, le sampler du studio de Modène, arbore un style résolument vintage, mais ses fonctionnalités restent identiques à celles de la version complète. Et c'est là que ça devient intéressant : malgré quelques limitations, comme l'absence de streaming disque ou de Round Robin, SampleTank est un produit solide, capable de bien travailler avec des samples basiques. Filtres, modulateurs, LFO, enveloppes et une section d'effets particulièrement puissante offrent d'innombrables possibilités sonores, surtout en les combinant aux 1770 sons ROMpler inclus : de quoi donner le tournis ! Son interface utilise, il faut le dire, des couleurs peu lisibles, avec deux nuances de rouge rappelant les vieux écrans. Un choix moins esthétique et plus fonctionnel aurait sans doute été préférable. Autre petit défaut : impossible de faire défiler la liste des samples avec les flèches ; il faut utiliser la souris pour les sélectionner et les ouvrir.
Le synthétiseur utilisé et le son
Comme mentionné précédemment, le SampleMoog propose des échantillons provenant de 16 synthétiseurs, du MiniMoog au récent Little Phatty (Image 5), en passant par le PolyMoog, le ModularMoog et bien d'autres produits à succès. Dès l'ouverture et le chargement des samples, on est frappé par la variété des options de réglage du volume et de l'égalisation. Le son obtenu est suffisamment vivant pour nous dispenser de tout travail sur le canal (un problème fréquent avec d'autres logiciels) et offre une riche palette de fréquences. Nous l'affirmons avec une certaine satisfaction, même si SampleTank n'est pas réputé pour sa puissance sonore et que nous avons parfois trouvé le son programmé et joué par ce sampler un peu faible. La sélection des samples, cette fois-ci, est très réussie à notre avis, alternant sons classiques et patches plus polyvalents, même dans des styles non vintage comme la dance moderne, la trance et la house. Outre le grand nombre de multisamples regroupés dans des « Presets », SampleMoog propose également de nombreux « Combies », c'est-à-dire des combinaisons de presets (jusqu'à 16 sorties) traitées par la section d'effets. En d'autres termes, imaginez disposer de 1700 échantillons que vous pouvez combiner à volonté dans les 16 emplacements disponibles, pour comprendre le potentiel d'un seul Combi. Les Combi par défaut sont très bien réalisés, même s'ils ne se démarquent pas particulièrement, mais on peut généralement s'attendre à ce que la communauté d'utilisateurs apporte des ajouts, comme ce fut le cas, par exemple, pour SonicSynth 2.Image 6).
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Les « multisamples » contiennent des sons qui passent par le filtre interne du synthétiseur, offrant de multiples possibilités de sortie. Autrement dit, ils proposent de nombreuses fonctionnalités dans les échantillons « cutoff », du passe-haut au passe-bas. Logiquement, les sons échantillonnés avec un filtre fermé ne peuvent plus être traités par un filtre SampleTank. Par conséquent, suite à une synthèse par suppression, le filtre fermé a initialement supprimé une partie du spectre de fréquences du signal, qui est désormais irrécupérable. Il est donc inutile de le supprimer davantage. Cependant, il est possible d'utiliser le filtre passe-bas (LPF) de SampleTank avec des sons à filtre ouvert et de jouer un peu pour créer des effets de « swell » ou autres. Nous en profitons pour critiquer IK Multimedia concernant l'attribution complexe des potentiomètres aux contrôleurs externes, qui nécessite l'ouverture de plusieurs fenêtres et de nombreuses manipulations de la souris. Nous ne comprenons pas pourquoi ils n'ont pas inclus au moins un simple répertoire pour les filtres LPF (avec le contrôleur numéro 74 réglé en permanence sur Cutoff) afin de permettre aux utilisateurs de jouer avec le filtre dès l'ouverture d'un son. Pour pallier cette absence, nous avons pu compter sur les commandes « Macro », qui permettent d'assigner des contrôleurs aux potentiomètres dans la section dédiée et de contrôler la fréquence de coupure et la résonance. Il faut toutefois noter que ces commandes utilisent des numéros qui ne sont généralement pas attribués aux filtres, ce qui pourrait nous obliger à reprogrammer les contrôleurs matériels s'ils sont, comme c'est souvent le cas, réglés par défaut sur CC74 (fréquence de coupure) et CC71 (résonance). Pour éviter cet inconvénient, il peut être judicieux d'insérer dans la chaîne, à l'emplacement du SampleMoog, un filtre externe (tel que le formidable FabFilter Volcano).Image 7) et le définir de manière permanente (et cartographié) pour toute la durée de l'exploration.
La section des effets
Le lecteur SampleTank, tout comme la version SampleMoog, propose une gamme intéressante d'effets. Il y en a vraiment pour tous les goûts : modulations, chorus, phaser, flanger, distorsions, simulateur de baffle, bit crusher, rotary et bien d'autres. Le tout est d'excellente facture. On peut sélectionner 4 effets par partie (jusqu'à 16 instruments sont disponibles et assignables à 16 canaux MIDI). Si vous possédez également SampleTank, vous pouvez exploiter les canaux Send et Master avec des effets supplémentaires. Même les utilisateurs moins expérimentés en traitement du signal peuvent s'amuser à combiner des effets simples avec la vaste palette de timbres du SampleMoog. En effet, la nature souvent continue des sons (généralement produits par des oscillateurs et des filtres) se prête parfaitement à des élaborations plus poussées. On apprécie la faible consommation de ressources du processeur du SampleTank, ce qui permet de charger plusieurs sons sans surcharger l'ordinateur. Cependant, si vous possédez la version complète de SampleTank2.5, vous pouvez utiliser la bibliothèque de SampleMoog, en la combinant, par exemple, avec celle de SampleTron, celle de Sonic Synth 2, celles des nombreux achats groupés de David Kerzner (propriétaire de Sonic Reality), ou même celle de Miraslov Philarmonik.Image 8Le but ? Créer un monstrueux système hybride aux effets sonores exceptionnels et amusants. Je vous recommande d'explorer cette possibilité, une véritable aubaine pour les passionnés de technologie et les utilisateurs avides d'expérimentation. Pour ce test, nous avons utilisé deux ordinateurs personnels identiques en termes de configuration, à l'exception de leurs interfaces audio/MIDI. Voici leur configuration : processeur Pentium 4 à 3,6 GHz ; 2 Go de RAM ; disque dur 7 200 tr/min avec 16 Mo de cache ; système d'exploitation Windows XP ; interfaces audio : RME Fireface 800, Echo AudioFire 4 ; moniteurs : ADAM P11A, KRK VXT 6, Dynaudio BM15 ; séquenceurs : Cubase 4.5, Sonar 7 ; contrôleurs externes : Novation ReMOTE SL 61, CME VX70.
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Obligatoire: Système APPLE MAC INTEL
Moyenne: Processeur Intel Core Solo 1.5 GHz ; 512 Mo (au moins) de RAM Mac OSX 10.4.4. Applications compatibles : VST, Audio Units, RTAS.
Recommandée: Processeur Intel Core Duo 1.66 GHz ; 1 Go de RAM.
Conclusions
Nous devons admettre que, globalement, nous avons été très impressionnés par la quantité d'échantillons proposés. La sélection est très respectable et les timbres sont riches. Si nous devions décrire SampleMoog à ceux qui s'intéressent à ce type d'instrument, nous le qualifierions d'outil pour les arrangeurs de musique électronique. En effet, malgré tous les produits disponibles sur le marché, son logiciel n'utilise pas de patchs complexes avec des fréquences pouvant agir indépendamment pendant des minutes entières grâce à une quelconque machination algorithmique. Rien de tout cela. Pour tirer le meilleur parti de SampleMoog, il faut s'identifier aux arrangeurs qui utilisent ces sons depuis des années, à travers des tubes internationaux, et les arranger de manière à exploiter leur sonorité magique, tout en laissant la musique s'exprimer par ses idées et ses modulations. En conclusion, si vous cherchez un logiciel qui vous permette d'obtenir un morceau complet en appuyant simplement sur un bouton, alors SampleMoog n'est pas fait pour vous. En revanche, si vous prenez réellement plaisir à arranger de la musique électronique, quel que soit le genre, nous vous le recommandons sans hésiter, ne serait-ce que pour sa valeur historique et son offre complète. Voici quelques démos audio de Mistheria, qui a aimablement autorisé le partage d'un extrait de son thème « MY DEAR CHOPIN », que vous pouvez écouter avec le premier morceau « Led Lead ». Points forts : une excellente restitution du son, des modulations et des effets fournis par SampleTank. La possibilité de créer de nouveaux multisamples ouvre de nouvelles perspectives aux utilisateurs avertis comme aux simples amateurs désireux de mélanger des sonorités d'époques différentes au sein d'un même patch. Plaisir garanti !
Inconvénients
Le principal problème réside dans l'absence de la table de correspondance des filtres de base et dans la complexité de sa procédure d'attribution, notamment pour plus de 1 700 sons intégrés. Nous suggérons vivement à IK Multimedia de fournir, idéalement via téléchargement, une version mise à jour de la bibliothèque, avec une table de correspondance intégrée au moins pour le filtre 1. Un meilleur contraste de l'affichage et une navigation par flèches seraient appréciables, mais pas essentiels.
Initiatives connexes
N'oublions pas que ces synthétiseurs étaient joués avec des techniques particulières lorsqu'ils étaient utilisés sur un canal mono, puis enregistrés sur des périphériques analogiques externes. Il est fortement conseillé d'écouter quelques morceaux anciens de cette époque pour s'inspirer et trouver des idées pour une utilisation optimale du son. Un autre conseil : réchauffer le mixage pour lui donner un son plus analogique, grâce à la multitude de plugins, d'effets de chaleur et de distorsion disponibles.
Antonio Campeglia
Traduction de l'italien vers l'anglais : Umberto del Giudice